Michèle Tisseyre « Des jeunes pétris de solidarité »

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L’avocate Michèle Tisseyre est membre du jury des Bourses actives. Elle nous décrit son rôle au sein de la fondation et le rôle du programme Bourses actives pour lequel les jeunes doivent déposer leur dossier avant le 31 mai.

Quel est votre rôle au sein de la Fondation Dépêche ?
Je suis membre de deux jurys : celui des Bourses actives, qui apportent un soutien financier à des bacheliers, et celui du concours d’éloquence, lancé par mon confrère toulousain Thierry Carrère, ouvert à des élèves de seconde et de première.

Pourquoi avoir accepté ces missions ?
Je ne pouvais pas refuser, je suis impliquée depuis longtemps dans ce genre de démarches. Je suis membre du bureau de Face Hérault et j’ai présidé l’institut des droits de l’Homme du barreau de Montpellier. Alors voir une fondation s’intéresser concrètement au soutien de jeunes gens travailleurs, motivés, respectueux, qui ont un projet, évidemment, cela me plaît. La bourse active, c’est non seulement pour chaque jeune concerné une bourse pour ses études pendant cinq ans mais c’est aussi un tuteur qui le suit. Le tuteur est issu du monde professionnel et dans un domaine qui correspond au parcours d’étude choisi. Le jeune pourra être soutenu en cas de doute, de difficulté.

Vous êtes membre du jury des Bourses actives depuis un peu plus d’un an ? Quel est votre regard sur ce programme ?
C’est une expérience encourageante et émouvante parfois. Les dossiers sont sélectionnés en comité, les candidats à la bourse passent ensuite un oral. C’est souvent touchant, avec des parcours plein d’exemplarité. Ces jeunes sont issus de familles qui ont des difficultés, parfois il s’agit d’orphelins de père ou de mère. Il y a des jeunes gens des banlieues mais aussi de petits villages éloignés des villes, où ils rencontrent plus de difficulté à rejoindre les lieux d’études qu’ils ont sélectionnés. Cette double territorialité me paraît très intéressante.

Les candidats vous paraissent-ils bien en prise avec le réel ?
Oui et c’est rassurant par rapport aux craintes que l’on peut avoir. On voit des jeunes qui ont le souci de réussir dans leurs études, qui ont le respect des valeurs. L’objectif est vraiment de valoriser des jeunes gens qui ont un parcours d’excellence, sont issus de familles à revenus modestes. Ils ont des projets et ne pourraient pas les réaliser sans l’aide de la fondation. Très souvent on remarque qu’en plus ils sont impliqués dans une association caritative, dans l’aide aux autres. Ces jeunes sont pétris de solidarité.