Thomas Hortala

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En troisième année de Licence à Sciences Po Toulouse, Thomas est actuellement à Berlin où il termine son année. Il revient sur son expérience en tant qu’étudiant  bénéficiaire du programme Erasmus.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de partir étudier un an à l’étranger ?
Ma situation est assez spécifique étant donné que Sciences Po Toulouse ne nous laisse pas vraiment le choix : la troisième année est consacrée à la mobilité à l’étranger et rester à Sciences Po pour l’année n’était pas une option. Cela m’arrangeait plutôt bien, car j’avais depuis longtemps l’envie de partir étudier à l’étranger, motivé par la pratique de langues étrangères et la découverte de l’inconnu. Au final, mon choix s’est porté sur des destinations relativement proches de la France, Manchester et Berlin, surtout à cause de la qualité de l’éducation et la vie culturelle qui m’attiraient beaucoup.

Quelles ont été les principales étapes de la préparation de ce séjour (démarches administratives, recherche de logements etc…) ?
Les démarches administratives pour faire un séjour en Erasmus sont assez lourdes, d’autant plus qu’il s’agissait de deux séjours à la suite dans mon cas, donc deux fois plus de paperasse. Si le processus peut parfois être décourageant, il n’est certainement pas insurmontable et nous sommes bien encadrés du début jusqu’à la fin, il s’agit surtout de signer et de faire signer des documents aux deux établissements concernés (Sciences Po et les universités partenaires) en respectant des dates limites. La recherche de logement s’est révélée autrement plus compliquée dans la mesure où l’on est beaucoup moins accompagné et livré à nous-mêmes dans un marché de l’immobilier étranger. Mais encore une fois, rien d’insurmontable, les sites de logement et colocations marchent bien et tout le monde finit par trouver son bonheur.

Avez-vous remarqué des différences entre la vie étudiante au Royaume Uni, en Allemagne et en France ? 
Les étudiants restent des étudiants dans tous les pays et on s’y retrouve vite, mais on relève en effet des différences. Tristement, par exemple, les étudiants anglais sont très affectés par le coût très élevé de l’éducation au Royaume-Uni (plus de 9000 livres par an au moins pour toutes les universités) dans un pays où les aides sociales sont très limitées, ce qui m’a fait d’autant plus apprécier la chance que les étudiants ont en France de pouvoir bénéficier de bourses ou de projets comme ceux de la Fondation. De manière générale, il m’a semblé que les Français étaient plus impliqués dans leurs études que dans ces deux pays, où les étudiants peuvent se permettre plus d’écarts.

Qu’est-ce que vous a apporté votre expérience à l’étranger ?
Au final beaucoup, dans des domaines très différents. Au niveau académique, c’est évidemment très enrichissant d’étudier les sciences sociales sous un angle différent, mais les évolutions au niveau personnel sont aussi présentes. Côtoyer des cultures étrangères nous permet d’ouvrir les yeux sur les problèmes et les points positifs de notre société et de notre système éducatif et remet en question certaines de nos certitudes. De manière plus pragmatique, le séjour à l’étranger nous permet évidemment de nous améliorer en langues (surtout en Allemand dans mon cas) et la confrontation avec des personnes et des endroits inconnus nous permet de nous sentir plus à l’aise en dehors de notre zone de confort. Je n’aurais par exemple jamais pensé à rejoindre un cours de théâtre en allemand sans l’assurance que plusieurs mois à l’étranger m’avaient apporté.

Quels sont vos projets pour l’année prochaine ?
Je rentre à Sciences Po Toulouse pour commencer un master en Relations Internationales. Cette année à l’étranger m’a aussi donné envie de demander une année de césure pour l’année d’après.