Steven Laville

 

Steven Laville, 20 ans bénéficie depuis la rentrée 2019, de la bourse de la Fondation. Elle lui a permis de faire ses études à l’IUT de Rodez. Il raconte ce qu’elle lui a apporté.

Vous avez obtenu la bourse de la Fondation La Dépêche en 2019. Comment avez-vous été amené à postuler ?
C’est mon professeur principal, au lycée Monteil de Rodez, qui avait envoyé un mail à tous les élèves de ma classe pour nous prévenir que cette bourse existait. Beaucoup d’amis à moi n’y ont pas vraiment prêté attention. Moi, j’ai regardé de plus près et j’ai décidé de postuler car je trouvais que c’était une belle opportunité. Je l’ai saisie et j’ai été pris.

Que vous a-t-elle apporté ?
Elle m’a permis un soutien financier. Je viens d’une famille monoparentale. Avec la bourse, j’ai pu m’installer à Rodez et avoir mon autonomie, sans que ça pèse sur ma mère. J’ai aussi reçu une grosse aide de mon tuteur. Il est cadre au Crédit agricole et il m’a donné les contacts pour y postuler plusieurs fois en stage. Le fait d’échanger avec lui dans une période où on est enfermés depuis près d’un an m’a aussi permis de garder du contact extérieur. Il a un profil assez proche de mon parcours, c’est intéressant.

Vous êtes en deuxième année à l’IUT de Rodez. Avec le Covid-19, votre formation a été perturbée. Comment cela s’est-il passé ?
Depuis mars 2020, on est en distanciel. On travaille enfermés chez nous. Les cours sont moins pratiques à suivre, avec des professeurs qui ne savent pas toujours bien utiliser les outils. Cela pose aussi un souci financier puisqu’on a moins accès à plein de tarifs liés au statut d’étudiant. La bourse m’a aussi permis de faire face et de me consacrer pleinement à mes études.

Que comptez-vous faire après votre diplôme à l’IUT de Rodez ?
J’ai postulé dans deux écoles d’ingénieur. L’Insa Centre Val de Loire, à Blois, dont j’attends la réponse et 3IL à Limoges, où j’ai été accepté. Les deux sont en alternance. Je chercherai ensuite une entreprise dans une de ses villes ou à Rodez.

Vers quels métiers vous orientez-vous ?
J’aimerais devenir développeur dans le logiciel ou être consultant en sécurité informatique, un domaine qui m’intéresse depuis longtemps et qui est de plus en plus important pour les entreprises. Pour l’alternance, je cherche une entreprise dans ces deux domaines, assez grande, pour pouvoir acquérir une belle expérience.

Quel conseil donneriez-vous à des jeunes lycéens aujourd’hui qui voudraient postuler à la bourse de la Fondation ?
De le faire ! Elle apporte énormément. C’est un confort important d’avoir un soutien. Il n’y a pas que le tuteur. Les personnes de la Fondation me contactent régulièrement. Je dois aussi les tenir au courant de mon parcours. Elles m’ont permis de structurer mon parcours et mes objectifs.

Devenir tuteur plus tard, quand vous travaillerez ça pourrait vous intéresser ?
Oui vraiment. J’ai conscience que la Fondation a le bel objectif d’aider et d’accompagner les jeunes. Je ne suis pas le seul concerné. Les étudiants sont confrontés à un manque d’argent, mais aussi de soutien face à l’isolement. La Fondation est motrice dans le lien social.

Avril 2021