Marion Petraud : “Totalement autonome grâce à la Fondation”

 

Marion Petraud fait partie de la promotion 2019 de la Fondation. En deux ans, elle s’est accomplie dans des études d’immobilier à l’autre bout de la France.

Marion, vous avez étudié au lycée agricole Garcia-Lorca à Théza dans les Pyrénées-Orientales avant de choisir de vous orienter vers l’immobilier. Pourquoi ce changement de voie ?
Enfant, je voulais devenir vétérinaire. J’ai donc choisi de passer un bac scientifique option écologie, agronomie et territoire avant de me rendre compte que l’immobilier me plaisait davantage. J’ai donc bâti un projet d’études très précis avec un BTS professions immobilières, une licence professionnelle en transaction et, pourquoi pas, un master en droit d’urbanisme. Après le lycée, je n’avais pas les moyens de me payer un appartement, je devais donc choisir un établissement avec un internat et il y en avait un à Arras ! Les jurés de la Fondation, à qui j’ai présenté ce projet, y ont cru et m’ont fait confiance.

Et ils ont eu raison puisque vous semblez épanouie.
Complètement. Je suis première de ma classe depuis deux ans. J’avais un peu peur en arrivant dans ces cours avec mon Bac Scientifique alors que les autres étudiants avaient déjà des bases en économie mais ça se passe bien.  Grâce au soutien financier de la Fondation et aux bourses sur critères sociaux, je suis autonome et je n’ai pas besoin de travailler. C’est un sacré plus de pouvoir consacrer tout mon temps aux études. Je me sens privilégiée. Je m’apprête à débuter ma licence professionnelle et j’ai déjà trouvé une entreprise pour m’accueillir.

Vous bénéficiez également du soutien d’une tutrice. Elle vous aide beaucoup ?
Oh oui, c’est essentiel. C’est une ancienne lauréate de la Fondation, elle aussi, et elle travaille dans l’immobilier. On s’est rencontrées une fois et le courant est tout de suite passé entre nous.  On se téléphone régulièrement, je l’appelle quand j’ai une question, c’est un très grand soutien. 

Vous viviez dans les Pyrénées-Orientales et aujourd’hui, vous êtes étudiante à Arras dans le Nord. Le changement n’a pas été trop radical ?
C’est une sacrée émancipation, c’est sûr, mais ça fait partie des études. J’étais déjà interne au lycée de Théza et je ne rentrais chez moi que le week-end. Maintenant, c’est seulement pendant les vacances !

Vous achevez votre BTS. Qu’aimez-vous particulièrement dans les métiers de l’immobilier ?
Le contact humain d’abord. J’ai déjà fait des stages en agence et c’est vraiment ce qui me plaît le plus. J’aime aider les personnes à monter le projet de leur vie. Parfois, il faut avoir le cœur bien accroché car les parcours de vie sont difficiles, c’est très gratifiant d’être là pour les aider. J’aime aussi l’aspect “prise de risque”, notamment sur le plan financier. 

Finalement, comment qualifieriez-vous le soutien de la Fondation ?
Essentiel. D’autant plus pour les élèves qui, comme moi l’année prochaine, suivent une filière en apprentissage ou professionnelle qui ne permettent plus d’avoir droit aux bourses sur critères sociaux.

Avril 2021