Eva Champagne

 

Eva Champagne, livre son expérience de lauréate de la Promotion 2018. À 21 ans, elle est aujourd’hui étudiante en 2e année classe préparatoire Biologie-Chimie-Sciences de la Terre au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse

Comment avez-vous connu la Fondation ?
J’étais en terminale à Caussade. Je ne connaissais pas du tout cette bourse d’études et c’est ma mère qui m’a découpé un article dans La Dépêche du Midi qui présentait la Fondation. Nous n’avions que quelques jours avant à la date limite de dépôt des candidatures.
 

Quelle procédure avez-vous dû suivre pour faire acte de candidature ?
J’avais complété un dossier que j’avais téléchargé sur le site de la Fondation, et que j’avais adressé par courrier. Je me suis dit qu’il fallait tenter ma chance, vu que mon projet d’études était cohérent et que ma motivation était plus que certaine. Le dossier contenait une lettre de motivation explicitant mon projet et mes futures ambitions professionnelles, et les moyens que je comptais me donner pour accomplir mon projet, mes bulletins de notes, les avis d’imposition de mes parents, ainsi que mes données personnelles. La Fondation est ensuite revenue vers moi.

Je me suis déplacée à Toulouse et j’ai été reçue par un jury. J’avais mon projet bien en tête. Le jury a surtout voulu mesurer ma motivation. À ce moment-là, j’hésitais encore entre devenir vétérinaire ou ingénieur agronome.

Titulaire d’un Bac S avec mention “très bien”, pensez-vous que c’est votre niveau qui a convaincu le jury de vous accorder une bourse ?
C’est une belle carte de visite mais je ne pense pas que le niveau soit le seul critère pris en compte par la Fondation. La motivation du candidat, sa sincérité et ses conditions de ressources jouent aussi pour beaucoup.

Que vous a concrètement apporté l’obtention de cette bourse ?
Financièrement, je perçois une aide précieuse. Sans ce gros coup de pouce, je n’aurais pas pu avoir la même vie étudiante sur Toulouse. Humainement, la Fondation m’a trouvé une tutrice qui m’a beaucoup aidée dès le départ.

Voyez-vous souvent cette tutrice ?
On garde un contact très régulier, environ toutes les 6 semaines, et elle peut s’assurer que j’avance sans encombre dans mon projet.

Quel est votre objectif professionnel ?
J’espère pouvoir intégrer l’ENSAT, l’école nationale supérieure agronomique de Toulouse. L’idée est de devenir ingénieur agronome et conseiller plus tard les agriculteurs dans leurs cultures et leurs suivis.

Un mot sur la crise sanitaire. Avez-vous pu avoir une vie étudiante malgré les nombreuses restrictions ?
J’ai la chance d’avoir pu suivre tous mes cours en présentiel. Sur les deux dernières années, je n’ai eu que trois ou quatre semaines en distanciel. Le plus compliqué est de vivre avec l’incertitude du lendemain : ne pas connaître les dates des examens ou savoir s’ils seraient maintenus … En ce qui concerne la vie étudiante, on a pu garder quelques rendez-vous conviviaux mais en extérieur et toujours en journée. Malheureusement, pas de galas, ou de grands évènements sportifs avec la prépa. C’est le seul point très regrettable depuis deux ans.

Mai 2021