Marine Pertet

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Sur le chapeau noir qui lui donne une allure conquérante, il est écrit en anglais qu’elle n’est pas une fille comme les autres. Il est vrai que Marine Pertet, toulousaine de 19 ans, Bac mention Bien, a une détermination qui force la considération…

Marine, par quel chemin êtes-vous devenue boursière de la Fondation ?
C’est mon professeur de français et d’histoire en terminale au lycée Raymond Naves de Toulouse, Madame Delpech, qui m’a parlé de cette possibilité. J’ai donc rempli mon dossier, j’ai écrit la lettre de motivation manuscrite et j’ai été convoquée au jury devant trois personnes pour défendre mon projet. Je voulais alors être analyste financière parce que je suis fan d’économie et de politique. Et je n’y croyais pas mais j’ai été reçue !

Qu’est-ce que cela vous a apporté ?
Déjà, une aide financière en plus de la bourse d’état, ce qui me permet de louer un appartement, et surtout j’ai une tutrice formidable, Aurélie, qui travaille déjà dans le secteur bancaire. J’ai adapté mon projet en entrant en BTS Banque conseiller de clientèle, parce qu’il y a une dimension humaine qui m’intéresse.

Vous n’êtes donc pas timide…
En fait, j’étais une gamine renfermée, et puis en 2011, il y a eu la coupe du Monde de rugby et j’ai adoré, j’étais fascinée par les All Blacks, j’ai appris le haka par cœur et je suis même partie en colo de rugby. Ensuite j’ai joué au club de Blagnac, le BeSorf, une saison, avant de faire le choix des études.

Que vous a appris le rugby ?
Que c’est comme dans la vie, il faut aller au contact. Trop de gens estiment que le plus important est l’endroit d’où l’on part, je ne suis pas d’accord, je déteste subir les choses. J’ai une histoire de famille compliquée, mais il y a eu un déclic, comme une résilience, qui m’a aidée à prendre confiance en moi.

Alors, votre vie aujourd’hui ?
C’est la vie d’étudiante, j’apprends à être autonome en appartement, je bûche, j’écoute en cours, je fais des fiches, mais en dehors, je ne vis pas «banque» ! je passe mon BAFA pour être animatrice en colo auprès des personnes atteintes d’un handicap.

Prête à voter ce dimanche ?
Oui, pour la première fois, et je sais pour qui, mais franchement, pendant la campagne j’ai eu l’impression de voir les Anges de la Téléréalité !