Juliette Brossard

JULIETTE BROSSARD LAUREATE FONDATION GROUPE DEPECHE

A 17 ans, l’Albigeoise Juliette Brossard avait décroché la mention très bien au bac avec une belle collection de 18, en biologie, EPS (sport) et italien. « Je serai pédiatre ! », se promettait-elle. Cinq ans plus tard, après avoir traversé de sérieuses épreuves, elle se prépare à intégrer le master MEEF (ex IUFM) pour devenir professeur des écoles. « Et pendant tout ce temps, j’ai été soutenue, la bourse de la Fondation de La Dépêche, c’est la promesse d’études plus sereines », dit-elle en racontant son histoire…

 

« La première année en médecine a été super difficile, je n’avais jamais été confrontée à de mauvaises notes et à une si forte pression. Ma tutrice de la fondation, Aude, qui, elle, était major de sa promo, m’a bien aidée, elle a été là pour dire comment réviser, comment m’organiser, elle me motivait en m’expliquant que ce serait moins dur en redoublant. Sans elle, je n’aurais peut-être même pas terminé l’année, mais ma décision était prise pour me réorienter et je me suis inscrite en biologie pour être prof ».

Mais en décembre 2015, c’est l’accident de voiture sur le périphérique toulousain. Fractures de la colonne vertébrale, deux mois d’immobilisation, interdiction définitive de pratiquer ses sports préférés, athlétisme, volley.

Et les études ?
« Heureusement, la fondation ne m’a pas lâchée. Financièrement, depuis le début j’ai apprécié de louer un appartement au calme, d’avoir toujours de quoi manger et d’acheter les fournitures et tous les stabilos dont j’avais besoin. Pour tout ça, l’aide de ma mère n’aurait pas suffit. Mais ce qui m’a touchée après l’accident, c’est qu’on m’a proposé un soutien même pour tout ce qui n’était pas scolaire. Ma vie a changé, je bouge moins, je suis souvent fatiguée en fin de journée, mais les études ont repris. Après les deux premières années consacrées à la bio, la troisième est pluridisciplinaire, avec français, math, etc, dans l’optique de l’enseignement. Et ça marche bien. Je voulais m’occuper d’enfants et mes premières expériences, en accompagnant des primaires en voyage découverte, me confortent dans cette vocation. J’attends maintenant d’intégrer le master MEEF, et après un an je serai face à une classe ! »

« Ça marche bien », dit Juliette, modestement. Retrouvant la réussite de ses 17 ans, elle est, à 21 ans, major de sa promo !