Jahde Casabonne

Jahde Casabonne- lauréate

L’an dernier, Jahde Casabonne, 18 ans, originaire de Noé, dans le sud de Toulouse, a obtenu une bourse au mérite qui lui permet aujourd’hui de suivre des cours à Paris. Elle étudie l’architecture intérieure et le design à l’école Camondo.

 

Quels arguments avez-vous mis en avant pour obtenir cette bourse ?
Quand on m’a demandé pourquoi ce serait moi plutôt qu’un autre qui devrait bénéficier de cette aide, j’ai répondu que j’ai toujours multiplié les moyens pour obtenir ce que je voulais. Je me suis lancée dans des études assez coûteuses et je voulais montrer que la barrière financière pouvait être dépassée. Quand on veut, on peut !

Que vous apporte cette bourse au quotidien ?
Plein de choses. Au-delà du soutien financier qui est indispensable, j’ai aussi une tutrice sur Paris et c’est vraiment une chance. Elle travaille dans le même domaine que mes études, je lui parle de mes projets et elle me donne des conseils et m’apporte son regard professionnel. Cela va aussi me permettre d’accroître mon réseau pour trouver un stage.

À combien s’élève l’aide financière de la bourse ?
Il me semble que c’est 2 500 € par an et pendant 5 ans.

Est-ce un soutien indispensable pour vous qui avez décidé de partir étudier à Paris ?
Oui, dans le sens où je me sens accompagnée. Je ne suis pas toute seule même si je suis lâchée dans le grand bain, si j’ai besoin de parler, j’ai quelqu’un. Et financièrement, j’ai toujours cette aide. C’est vraiment un cadeau tombé du ciel sans lequel tout aurait été vraiment plus compliqué pour moi.

Comment inciteriez-vous des jeunes à postuler ?
Il faut tenter car cela apporte indéniablement des choses positives. C’est une bourse au mérite mais il n’est pas nécessaire d’avoir une mention «Très Bien» au bac. Le jury regarde avant tout la motivation et nos projets d’études. Tout le monde fait preuve de bienveillance. Ça fait très longtemps que je veux faire ces études mais ça fait un peu peur et je suis un peu isolée. Mais quand je vais voir ma tutrice ou que je reçois des mails de la fondation Dépêche, je vois que je ne suis plus toute seule. Toutes ces personnes me permettent de réaliser ce que j’ai envie de faire depuis longtemps.

 

Que font vos parents ?
Ma mère est architecte indépendante et mon père, ouvrier dans le bâtiment. À l’époque où j’ai postulé pour cette bourse, ma mère est tombée malade, ce qui a bouleversé les revenus de la famille. Cela tombait très mal pour moi qui commençais des études coûteuses. Tout était remis en question. Aujourd’hui, ma mère va mieux et moi je fais les études dont je rêvais.