Elsa Mathias

Elsa Mathias, Lauréate 2016

Originaire de Sigean, Elsa Mathias est une jeune dynamique qui envisage l’avenir avec lucidité et ambition.

Quel cursus scolaire avez- vous suivi ?
Je suis originaire de Sigean. J’ai été scolarisée au collège Jean-Moulin de Perpignan pour intégrer une classe à horaires aménagés avec le Conservatoire de musique, j’étais violoniste. Je faisais de la danse aussi. Ensuite, je suis allée au lycée Jean-Lurçat, un super établissement avec des professeurs très impliqués qui n’hésitaient pas à revenir pendant les vacances pour approfondir des matières ou nous expliquer ce que nous n’avions pas compris en cours.

Pourquoi avoir choisi de devenir infirmière ?
J’ai toujours eu envie de devenir médecin ou sage- femme, mais j’avais peur de passer la Paces (première année). Ce n’est pas humain ce qu’on demande aux étudiants, c’est l’usine, loin du plaisir que je souhaite prendre en apprenant. J’ai besoin de comprendre ce que j’étudie, pas d’ingurgiter des tonnes de cours bêtement.

Vous avez choisi d’intégrer l’IFSI Saint-Antoine Picpus à Paris, pourquoi ?
Parce que je voulais être proche des grands hôpitaux parisiens pour éviter un cadre trop routinier et intégrer des services de pointe. C’est beaucoup plus riche et mon diplôme. Je tenterai une passerelle pour intégrer une école de sage-femme. Sinon, j’envisage aussi de m’orienter vers le droit de la santé ou le droit de la famille.

Vous aviez candidaté en 2016 à la Fondation de la Dépêche. Que vous a apporté le fait d’avoir été sélectionnée ?
Mes professeurs m’en avaient parlé car j’étais dans une situation financière compliquée. C’est une aide non négligeable. Mais, j’ai en- core plus apprécié le soutien moral de la Fondation. Je n’hésite pas à la contacter dès que j’ai une question.  Ma  tutrice, une infirmière  a également  été très importante pour moi.  J’étais en classe préparatoire et je doutais beaucoup.

Comment se passe cette première année parisienne ?
Très bien. Je suis agréablement surprise et je trouve la vie bien moins stressante là- bas qu’ici. Je n’ai pas le permis de conduire, et dès que je suis dans le Sud, je dois toujours attendre un bus ou un train. À Paris, je me déplace comme je veux, quand je veux. Et l’offre culturelle est plus diverse, plus riche. Le seul problème, c’est le bruit et le monde. Impossible de se retrouver seule montagne, j’avoue que la nature me manque.