Alexandra Sinicki

ALEXANDRA SINICKI LAUREATE FONDATION GROUPE DEPECHE

Après avoir obtenu son Baccalauréat, Economique et Social en 2017, Alexandra a intégré l’Institut des Sciences Politiques de Perpignan, là ville où elle réside. Lauréate 2017 de la Fondation, elle nous raconte son parcours. Rencontre

Alexandra, quel cursus scolaire avez-vous suivi ?
Je suis Perpignanaise et j’allais au lycée Saint-Louis-de- Gonzague où j’avais de bons résultats, ma moyenne tournant autour de 18,5/20. Àla fin de seconde, je pensais m’orienter vers une filière scientifique mais une première rencontre a permis de tout faire basculer.

C’est-à-dire ?
Mme Roux, ma professeur d’histoire à l’époque m’a conseillé de m’orienter plutôt vers une filière pluridisciplinaire comme ES. Ensuite, c’est encore ma professeur d’histoire de première et terminale, Mme Aesbascher qui m’a aidée à construire tout mon projet Sciences-Po. Elle m’a épaulée dans le montage du dossier mais aussi surtout beaucoup encouragée et motivée. Ces deux rencontres ont été primordiales pour moi. Maintenant que j’ai un peu de recul, je sais que la filière ES me correspondait mieux, elle m’a permis de gagner en ouverture d’esprit et de découvrir de nouvelles matières.

Vous êtes entrée à Sciences-Po Paris, vous avez relevé un sacré défi ?
Je n’ai tenté que ce concours car c’est le seul cursus qui m’intéressait vraiment. J’ai mis toutes les chances de mon côté pour l’avoir. J’ai eu la chance de pouvoir suivre des cours de préparation au concours en première. En terminale, c’était plusieurs heures de travail personnel par semaine. Je me disais que c’était vraiment le cursus fait pour moi, c’était la seule motivation qui comptait.

Vous avez été sélectionnée par la Fondation La Dépêche, quelle aide vous a-t-elle apporté ?
C’est le proviseur de mon lycée qui m’a conseillé de déposer un dossier. Il pensait que ça pouvait m’être utile pour m’intégrer à Paris. Et c’est vrai. Le soutien de mon tuteur, avocat au barreau parisien, a été essentiel. Nous avons des rendez-vous réguliers, il est très à l’écoute. On discute de mon projet professionnel, bien sûr, mais on peut aussi parler de tout et de rien. Pour mes premiers mois à Paris, il est très bienveillant, disponible ; il me rassure et me motive. C’est pour moi, la meilleure des aides de la Fondation.

Justement, quel est votre projet professionnel ?
C’est encore un peu flou. Je me laisse du temps pour réfléchir même si le management et les affaires publiques me plaisent particulièrement. Je vais aller au bout des cinq ans du cursus et j’envisage de poursuivre en doctorat.

Qu’est qui a changé depuis le lycée ?
La charge de travail à Sciences-Po est quasiment la même mais c’est plus dense, plus exigeant et beaucoup plus spécialisé qu’au lycée. J’ai quand même du temps libre qui me permet de développer mon projet personnel et de participer activement à l’assemblée des curieux. C’est une association montée dans le cadre de l’école qui promeut l’action de la culture auprès de jeunes lycéens et dans des milieux défavorisés.

Quel bénéfice tirez-vous de cet engagement solidaire ?
C’est assez intéressant de pouvoir s’investir en dehors du cadre académique de l’école, de mettre de soi dans un tel projet. Créer un dialogue est enrichissant : ça nous permet de découvrir toutes les richesses que l’autre peut nous apporter mais aussi toutes les richesses que nous pouvons leur apporter. C’est la culture qui nous lie.